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Automne, hiver et vitamine D

par Uperform

En cette période d’automne-hiver , où les journées raccourcissent, pensez à votre vitamine D ! C’est une vitamine liposoluble, elle est vitale, elle agit comme une hormone et on lui a attribué plus de 300 fonctions biochimiques dans notre corps.

La variation de la vitamine D dans l’organisme expliquerait en partie pourquoi la grippe est saisonnière, avec un pic en hiver. Des chercheurs épidémiologistes et spécialistes de la vitamine D ont rassemblé des preuves convaincantes de l’implication de la vitamine D dans le caractère saisonnier de la grippe, virulente en hiver, absente ou peu présente en été.

 

Les aliments contiennent peu de vitamine D et il ne faut donc pas compter sur eux pour corriger ces déficits. L’étude SU.VI.MAX de 1997 a trouvé que l’alimentation apporte en moyenne 136 UI (unité international) de vitamine D par jour, soit bien moins que les 200 UI conseillées et les 1000 à 5000 UI dorénavant recommandés par les chercheurs internationaux.

 

La vitamine D est une substance organique nécessaire aux métabolismes de l’organisme. Une grande partie de nos besoins (80%) est synthétisée à partir d’un dérivé du cholestérol dans notre peau, sous l’action des rayonnements UVB du soleil, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on l’appelle aussi « vitamine soleil ». Le reste doit être puisé dans l’alimentation mais elle en contient que peu comme on a vu.

 

Dans un rapport rendu public, l’Académie de Médecine Française (AMF) recommande d’augmenter considérablement l’apport journalier en vitamine D. Selon elle, près de 80% de la population occidentale et la quasi-totalité des personnes âgées serait déficiente en vitamine D.

 

Commencer par faire un dosage chez votre médecin, pour connaître votre taux.

 

La vitamine D n’est pas simplement un facteur d’absorption du calcium mais une véritable hormone modulant des gènes d’une extrême importance pour la santé et la longévité

-> on a identifié plus de 900 gènes capables de fixer la vitamine D.

 

Elle intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore par les intestins, puis dans la réabsorption par les reins. Indispensable à la croissance durant la petite enfance, elle assure la robustesse du squelette humain et prévient l’ostéoporose. Elle fixe le calcium sur l’os à dose physiologique, avec la vitamine K2. Passé un certain âge, l’organisme ne synthétise plus la vitamine D aussi facilement.

 

La prise de vitamine D améliore significativement :

 

• La composition des muscles en fibres : effet anti-atrophique
• La force musculaire, les performances physiques
• Réduit les risques de chutes

 

Elle est nécessaire à la différenciation des lymphocytes et à la production des peptides antibactériens.

 

La vit D a des effets profonds sur l’immunité innée.

 

Plus il y a de D dans notre corps, + il fabrique les antibiotiques naturels, les AMP peptides antimicrobiens.

Elle joue un rôle essentiel dans l’activité de la télomérase (hormone de croissance des télomères), elle contribue à ralentir le raccourcissement des télomères (extrémités de nos chromosomes). Cette activité est élevée dans les globules blancs qui doivent être capables de se multiplier un grand nombre de fois pour faire face à une infection.

 

La vitamine D contribue potentiellement à la longévité en bonne santé car plus les télomères raccourcissent plus on a un risque de maladies cardio-vasculaires, diabète, cancers,… les carencés en vitamine D ont une mortalité fortement augmentée !

 

La baisse de D est associée à une fréquence nettement augmentée d’infections hivernales : rhume, grippe et de la mortalité infectieuse élevée, en particulier chez les séniors (corrélée aussi à un raccourcissement des télomères). Or en hiver il y a moins de soleil donc il faut plus de D pour combattre les infections.

 

La prise suppléments de D par les femmes enceintes prévient la bronchiolite par le virus respiratoire syncytial VRS chez les nourrissons et également l’épuisement et le diabète pendant la grossesse.

 

La carence en D est associée à un risque plus important de maladies cardio-vasculaires.

 

La fréquence de l’asthme est plus élevée chez les personnes ayant des faibles taux de vitamine D, ainsi que la plupart des pathologies allergiques, inflammatoires et auto-immunes.

 

Indispensable au bon fonctionnement du cerveau, effet anti-inflammatoire sur le cerveau.

 

On note une amélioration des symptômes quand on corrige les déficits.

 

Le bon fonctionnement de la sérotonine et de l’ocytocine dépend de la D.


 

Sources :
La D2 (ergocalciférol) est d’origine végétale (fruits, légumes)
La D3 ou cholécalciférol est d’origine animale (huile de foie de poisson, les poissons, le lait, le beurre, le fromage)
Peu d’aliments courants apportent une quantité appréciable de vit D : huile de foie de poisson, poissons, foie, champignons.
Au niveau de la peau les rayons ultraviolets B (UVB) permettent la formation de la D3 à partir du 7-déhydrocholestérol (dérivé du cholestérol). Une exposition d’environ 20 minutes/jour au soleil, sur 50% de la peau, équivaudrait à un apport de 3000 UI par jour, mais seulement au niveau de l’Espagne en hiver (octobre à avril).

 

Êtes-vous SAD en hiver ? On parle de Seasonal Affective Disorder pour les déprimes saisonnières légères qui affectent un grand nombre de personnes dans nos régions, peu exposées au soleil en automne-hiver.

D’après plusieurs études (mais pas toutes), les personnes qui se procurent suffisamment de vitamine D seraient moins exposées que les autres à la dépression.

 

La D se comporterait comme un neurostéroïde, au même titre que la DHEA, donc capable d’exercer des fonctions importantes dans le cerveau. Il existe des récepteurs à la vitamine D dans le système nerveux central, notamment pour le cerveau dans le cortex préfrontal, l’hippocampe, le thalamus, l’hypothalamus, la substance noire. Il semble de la D active l’expression de gènes qui permettent la synthèse de la noradrénaline, un messager chimique impliqué dans l’humeur. La vitamine D pourrait aussi protéger les neurones qui synthétisent deux autres messagers chimiques : la dopamine et la sérotonine. Il semblerait aussi qu’un ‘dialogue’ existe entre les récepteurs à la vitamine D dans l’hippocampe et les récepteurs aux glucocorticoïdes, des hormones du stress.

 

Contre la déprime saisonnière envisager aussi la luminothérapie et la chrono-nutrition.

 

Ne fait pas d’automédication, consulter toujours un spécialiste.

 

Vincent Devalkeneer
Nutrithérapeute certifié
www.nutrifeelsgood.be

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